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Blanchiment d’argent : Qu’est-ce qu’un transfert de joueur « suspicieux » ?

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DECRYPTAGE – Comment joueurs et clubs peuvent devenir, sans le savoir, des outils efficaces pour blanchir de l’argent issu de la criminalité organisée… Dès 2009, un rapport du Groupe d’action financière (Gafi) sur le blanchiment d’argent dans le secteur du

football signalait que les fonds sur le marché des transferts transitaient souvent sur des comptes « offshore » et soulignait également le rôle central des agents de joueurs dans les transactions illégales.


>> Pourquoi les agents de joueurs sont-ils accusés de ne pas jouer le jeu de la transparence financière ?

« La financiarisation croissante de l’économie du sport, dans un contexte de crise économique et financière, a accru le risque d’ingérence de capitaux criminels dans ce secteur », relève dans son rapport de 2012 Tracfin, la cellule de renseignements financiers de Bercy…

Comment reconnaître un transfert de joueur « douteux » ? 20 Minutes dresse le schéma général du blanchiment d’argent au cours d’un transfert de joueur.
Principe général : Surfacturation

Les montages financiers hasardeux, voire suspicieux, « reposent sur un schéma de surfacturation dans le cadre d’un transfert de joueur entre deux clubs », relève Tracfin. Autrement dit, un joueur survendu par rapport à son « vrai » prix, devrait immédiatement questionner.

Première étape : Rachat du club

Dans un contexte de difficultés économiques, le club, qui souffre d’un manque de liquidités et qui n’arrive plus à payer ses joueurs, voire à rembourser ses emprunts, est racheté par un fonds d’investissement, domicilié dans un pays frontalier à fiscalité privilégiée.

Deuxième étape : La vente du joueur

Le club revend son joueur à un pays d’Amérique latine. Club, lui-même, détenu par un fonds d’investissement. Le montant du transfert paraît très élevé aux observateurs, en raison des contre-performances du sportif au cours de la saison passée, voire de ses blessures.

Troisième étape : Les investigations

Après enquête, il s’avère que les deux fonds d’investissement sont rattachés tous deux, de près ou de loin, au seul et même associé. Lequel, semble-t-il, entretient des liens avec la criminalité organisée en Amérique latine.
Conclusion : Le joueur utilisé comme un moyen pour « blanchir » l’argent

Ainsi, sous couvert d’un transfert de joueur entre deux clubs, cet « investisseur » peu scrupuleux a fait passer des sommes d’argent conséquentes depuis un pays à fiscalité privilégiée vers une place financière européenne. De surcroît, une partie du financement est issue de la criminalité. Le joueur est donc devenu un moyen pour réinjecter de l’argent « sale » dans l’économie légale. Le club, lui, est la porte d’entrée. Parfois sans le savoir…

William Molinié

Source de l’article : 20 Minutes.

 
                                                                                                                

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